Mon virage vers le métier de chef privé s’est joué en Polynésie française, où j’étais premier chef de partie au Conrad Bora Bora Nui. Une ou deux fois par semaine, avec les butlers de l’hôtel, j’organisais des dîners sur un îlot privé pour deux personnes : je discutais avec les clients de leurs envies avant de composer le menu, puis je cuisinais pour eux, et seulement pour eux. C’est ce contact direct qui manquait dans le rythme d’une brigade.
De retour en France, j’ai continué à me former sous des chefs primés — Virginie Basselot (Meilleur Ouvrier de France) au Negresco à Nice, puis Yoann Conte (Cuisinier de l’année Gault&Millau) à La Maison Bleue, à Annecy. Mais l’envie de retrouver ce lien avec les clients est restée, et c’est elle qui m’a fait choisir le métier de chef privé.
Aujourd’hui, je mets cette rigueur gastronomique au service de dîners privés, d’événements sur-mesure et de séjours de plusieurs jours en villa ou en chalet, à Annecy comme dans les Alpes.